Les
signes négatifs de la schizophrénie
Les signes négatifs de la schizophrénie constitue parfois un véritable handicap pour les malades. Les schizophrènes qui souffrent de ce type de symptômes paraissent figés, incapables d'initiative.
Certains patients sont incapable d'entreprendre des actions (apragmatisme). Le malade reste inactif, comme prisonnier dans un carcan. Ils voudraient agir, mais ils sont bloqués.
Pour d'autres, c'est comme s'ils n'avaient plus de volonté (aboulie) ou plus d'énergie (anergie). Parfois, le langage est touché, ce qui fait que le malade ne parle presque plus, voire plus du tout.
Des malades souffrent aussi d'une incapacité à ressentir du plaisir. (anhédonie).
Ces symptômes peuvent conduire le malade à ne plus du tout prendre soin de lui, au point qu'il ne puisse plus se lever, se laver, ni même se faire à manger. C'est alors une indication pour une hospitalisation en urgence, car le malade est en danger.
Souvent l'entourage a du mal à
comprendre que c'est une expression de la maladie et se plaint que le malade ne
veut pas faire d'effort. Ces reproches sont vraiment injustifiés : au contraire,
chaque geste de la vie quotidienne représente un effort énorme et mobilise
énormément d'énergie.
Ces symptômes sont plus résistants aux traitements. Certains malades doivent recevoir une aide permanente pour les gestes de la vie quotidienne car la maladie les empêche de prendre soin d'eux.
Comme pour les signes positifs de la schizophrénie, il existe plusieurs théories pour expliquer les signes négatifs.
Pour certains, c'est un mécanisme mis en place par le malade pour se mettre en retrait, alors qu'il est confronté à un vécu insupportable.
Pour d'autres, l'explication est plutôt à rechercher dans des phénomènes physiologiques : neurotransmetteurs, modifications de certaines structures du cerveau...