| La schizophrénie expliquée aux schizophrènes |
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Les neuroleptiques
Les neuroleptiques ont été inventés en 1951. Parmi les plus anciens, certains sont encore utilisés parce qu'ils sont toujours efficaces mais de nombreuses découvertes ont permis de trouver des médicaments de mieux en mieux adaptés, de plus en plus efficaces sur la schizophrénie, avec moins d'effets secondaires... Les neuroleptiques (ou antipsychotiques) sont un progrès majeur dans le traitement de la schizophrénie. Grâce à ces médicaments, les malades peuvent espérer retrouver une place dans la société.
Certains neuroleptiques existent sous forme injectable retard (injection par voie intramusculaire), ce qui permet de supprimer les prises quotidiennes et évite les oublis. L'injection se fait toutes les 2 ou 3 semaines et le produit est libéré progressivement (un peu chaque jour) dans l'organisme. Cela permet d'avoir une dose bien régulière du médicament. Comment ça marche ? Les neuroleptiques ont un effet sur les symptômes de la schizophrénie grâce à leur action sur les neurotransmetteurs, principalement la dopamine. Les neuroleptiques classiques Ces neuroleptiques agissent sur la dopamine en bloquant son action. C'est pour cela qu'ils agissent uniquement sur les symptômes positifs de la schizophrénie, comme les hallucinations et le délire. Ils agissent rapidement et ont aussi souvent une action sédative qui permet d'apaiser la crise. Ils peuvent cependant avoir des effets secondaires parfois pénibles : tremblements, raideurs musculaires, mouvements anormaux, hypersalivation, impatiences, fatigue... (Il existe des médicaments appelés correcteurs, qui permettent de faire diminuer ces effets secondaires.) Le premier neuroleptique a été découvert en 1951 : c'est la chlorpromazine (Largactil®). Parmi les plus utilisés de nos jours, on trouve par exemple le Nozinan® (lévomépromazine), l'Haldol®(halopéridol), le Clopixol®,le Tiapridal® ou le Largactil®... Les psychiatres prescrivent aussi du Tercian® (cyamémazine). C'est un médicament qui est souvent prescrit pour ses effets contre l'angoisse, plutôt que comme un neuroleptique classique. Les neuroleptiques de la nouvelle génération (dits atypiques) Les neuroleptiques de nouvelle génération sont désormais utilisés en première intention par les psychiatres. Ces nouveaux neuroleptiques ont un effet sur la dopamine de deux façons : en bloquant son action là où elle est trop élevée (comme les neuroleptiques classiques) et en la stimulant là où il en manque. Ils agissent aussi sur un autre neurotransmetteur, la sérotonine. C'est ce qui fait qu'ils ont une action sur les symptômes positifs de la schizophrénie (comme les neuroleptiques classiques) mais aussi sur les symptômes négatifs et un peu sur la désorganisation. Ils ont aussi l'avantage d'avoir beaucoup moins d'effets secondaires et d'être donc beaucoup mieux tolérés que les neuroleptiques classiques. Ils ont malgré tout quelques effets secondaires. Parmi les plus gênants, il y a notamment une augmentation de l'appétit (qui peut vous faire prendre du poids si vous n'y faites pas attention) et une baisse de la libido. Parmi ces neuroleptiques atypiques, votre psychiatre pourra vous prescrire par exemple le Risperdal® (risperidone), le Zyprexa® (alanzapine), le Solian® (amilsupride) ou l'Abilify® (aripiprazole)... A ce jour, seul le Risperdal® existe sous une forme injectable retard. Le Leponex®(clozapine) fait aussi partie de ces nouveaux traitements. Il n'est en général utilisé qu'en dernier recours, pour les schizophrénies dites "résistantes" aux autres traitements, car il nécessite une surveillance très étroite des taux de globules blancs.
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